Ma casita à Montezuma

Avant d’acheter mon billet d’avion pour revenir au Costa Rica, je n’avais pas regardé les possibilités d’hébergement. Lorsque j’ai commencé à chercher, j’ai capoté un ‘tit peu : je ne trouvais rien en bas de 1000$ par mois. J’en ai parlé avec Jorgito, un ami rencontré ici au mois d’août, et il m’a dit : « T’inquiète pas, tu ne paieras pas ça, je vais te trouver quelque chose de moins cher ailleurs que sur internet.  »

J’étais soulagée, mais… moi, j’aime ça être en contrôle. Donc, avant de partir, j’ai fait une semi crise de panique parce que je n’avais aucune idée où j’allais habiter pendant trois mois. Mon ami n’est pas très internet, alors je n’avais pas de photos, ni d’adresse. Me restait qu’à me croiser les doigts et je n’aimais pas ça, je me sentais dépendante.

Finalement, wooooow! Jorgito a bien fait ça. Il a réussi à me dénicher un p’tit coin de paradis. Un paradis rustique, mais avec l’essentiel. Sur le terrain, il y a la maison des proprios, deux casitas, quatre chambres et… une piscine! Les arbres et les fleurs de toutes les couleurs rendent l’endroit super joli. Luis (sur la photo), l’homme à tout faire de la place, travaille fort pour plaire à tout le monde.

J’occupe l’une des deux casitas. J’ai une petite cuisine, avec poêle au gaz svp, une chambre, un salon, deux lits et une terrasse. Les murs sont en planches de bois et le toit en taule, on entend tout ce qui se passe chez les voisins, mais je suis bien.

Le matin, je me fais réveiller par les oiseaux et les singes. Parfois, quand je suis sur la terrasse, je vois des animaux dont j’ignorais l’existence. J’ai aussi vu des grosses araignées, des tarentules, des serpents, des iguanes. Pour une fille qui a peur des bébittes, je m’en viens bonne en ta. Et, fait cocasse, comme la casita est remplie de trous, il y parfois des oiseaux qui entrent dans ma chambre. Je fais le saut chaque fois. Mais ils font un tour et pouf, ils disparaissent.

J’habite à environ 1km du pueblo. Pour y aller, je marche pendant une vingtaine de minutes. Mais en général, des voitures, des cuadras ou des motos s’arrêtent pour donner des rides. C’est plus pour revenir à la maison que ça se « complique ». Du pueblo à la maison, ça monte pendant 20 bonnes minutes. Alors quand je ne trouve pas de ride, j’arrive en sueurs à la maison.  Et avec la chaleur qu’il fait ici, en sueurs veut dire trempée comme si une averse de pluie m’était passée dessus. Alors lorsque tu habites en haut de la côte, la piscine, elle est primordiale à ton bien-être.

Mais ça fait aussi que je vais moins souvent à la plage. Que je me retrouve plus souvent qu’autrement à jaser autour de la piscine avec les voisins et parfois les amis qui viennent nous rejoindre. Ce qui n’est quand même pas si mal.

Et puis, vous savez comme j’aime les potins… Ben j’ai appris que l’ancien proprio du terrain où je loge est le père de River et Joaquin Phoenix. Il vit à Montezuma. Et il paraitrait que ma chambre était le local de pratique de River. J’capote, j’capote, j’capote!

2 commentaires to “Ma casita à Montezuma”

  1. Wow! Puedo visitarte! Cuidate mucho chiquita xxx

  2. Quelle aventure ! J’ai hâte de connaître la suite. J’aime beaucoup ta façon d’écrire.
    Bon courage *

    Sophie
    http://petitsbonheursdesophie.wordpress.com

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